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Fes
Lieux à Fés:
Bab Boujloud 
Principal accès à la médina, c’est aussi le lieu où se découpent les minarets de la médersa Bou Inania et de la mosquée Sidi Lazaz. Construite dans le style Hispano-Mauresque sous les Almohades au XIIIème siècle, elle a été rénovée en 1913. c’est la plus récente des portes de la ville. En la traversant, on débouche sur la place du même nom, bordée par l’ancienne Casbah de Boujloud, construite par le Sultan Almohade sMohammed En-Nasser, aujourd’hui simple quartier d’habitations.
Borj Nord
Ce bastion, plus récent que celui du Borj Sud, abrite de nos jours un musée d’armes. Celles-ci sont présentées chronologiquement, de la pierre taillée au canon, datant de la préhistoire jusqu’à nos jours. Toutes les nationalités y sont représentées. On verra, entre autres, des haches, des hallebardes, des piques, des lances, une belle collection de sabres et d’épées aux manches ciselées, des casques iraniens, des selles avec leurs ornements ainsi que des fusils, des pistolets, des revolvers et des canons de tous types…Ce site offre également une vue imprenable sur la vieille ville.
Dar El-Makhzen 
Ouvrant sur la place des Alaouites, Le Palais du gouvernement du Sultan garde portails jalousement clos, avec sa façade coquille d’œuf et ses tuiles sarrasines vert pin, de cette couleur dont le Prophète Mohamed répétait qu’elle était aussi bénéfique pour la vue que le visage d’une femme. A l’intérieur de cette esplanade monumentale se trouvent plusieurs palais, des places d’armes, une ménagerie, une mosquée, une Koubba, ainsi qu’une médersa, fondée en 1320 par les Mérinides…sans oublier bien sûr les immenses et célèbres jardins de Lalla Mina.
Mellah 
Ce terme désigne au Maroc tous les quartiers juifs et vient du mot melh (le sel). Le mellah de Fès, considéré comme le premier du Maroc, se situait près de l’actuel Palais Jamaï, dans le quartier El-Yahoudi situé au nord de la ville. Le quartier connut l’animation d’une vie de labeur et de prière, autour de ses petits commerces, de ses ateliers d’orfèvrerie (spécialité des juifs autrefois ), de ses synagogues ou de ses écoles talmudiques. Il est aujourd’hui habité par une majorité musulmane, campagnards pour la plupart, fraîchement arrivés en ville. Parmi les édifices historiques qui y ont marqué les sept siècles de vie juive : la maison du Grand Rabbin, la Synagogue Danan et le cimetière juif qui se situe en contrebas du quartier.
Medina 
Après Bab Bou Jeloud, commence la plus vaste et plus belle médina du Maghreb, jadis séparée en une vingtaine de petites médinas. Des ruelles étroites et sombres, moins avenantes mais plus authentiques que les deux principales artères, s’étendent sans cesse, à tel point que Fès El-Bali compte près d’un millier de derbs (impasses).
Mosquee Al Andalous
Modeste oratoire érigé au IXème siècle par Meriem, fille de El-Kairouani, elle fut dotée en 956, grâce au financement du Calife de Cordoue, Abdel-Rahman III, d’un minaret presque identique à celui de sa rivale, la mosquée Al Qaraouiyine, la légende prétend même que toutes les deux furent bâties par des femmes, les deux sœurs Kairaouani. Entre 1203 et 1207, le sultan almohade En-Nasser la rétablit entièrement. Peu après, une fontaine et une bibliothèque lui furent annexées. Au XVIème siècle, Moulay Ismaïl, à son tour la restaura.
Palais M’nabhi
Le Palais M’nabhi est l’un des plus beaux et plus anciens monuments de la ville impériale et historique de Fès. A la fin du XIXème siècle, les meilleurs artisans et artistes marocains ont passé quinze ans à le construire. Le palais, érigé avec tant de soin et de compétence, était par nature destiné à jouer un grand rôle dans l’histoire du Maroc. Il a ainsi hébergé le ministre de la défense sous le régime du Sultan Moulay Abdelaziz et il a été le domicile du maréchal Lyautey. C’est ici aussi qu’ont été données les premières leçons de français et qu’a été signé en 1912 le traité de protectorat entre la France et le Maroc. Aujourd'hui, Le palais abrite un restaurant typique de grande classe internationale ainsi qu’une manufacture de tapis traditionnels.
Place En-Najjarine
Cette place tire son nom du souk des ébénistes qui se tient derrière une porte en bois dans une ruelle en contrebas. Sa fontaine est splendide et peu commune. Au fond de la place, le "FONDOUK" (maison des hôtes) EN-NAJJARINE, probablement construit au XVIIème siècle, il a récemment été transformé en mosquée et s’ouvre sur une façade à la décoration d’une extrême richesse.
Quartier Des Tanneurs
Au bord de l’oued Fès qui fournit l’eau nécessaire au traitement des peaux, le quartier des tanneurs de Chouara étale ses couleurs vives. Depuis les terrasses des maisons alentours, la vue plonge dans une série de bassins de teinture rouge et fauve. Partout des peaux sèchent au soleil. "Les laines, les peaux, la cire sont expédiées en grandes quantités en Europe ; les plus beaux cuirs restent à Fès où, travaillés par d’habiles ouvriers, ils servent à faire des belghas (sorte de babouches), des coussins, des ceintures, objets de luxe qu’on vient acheter de toutes parts du Maroc.
Talaa Sghira
Avec la Talaa Kebira "la grande montée ", la Talaa Sghira "la petite montée "est l’un des accès les plus utilisés pour découvrir la partie historique de la ville. Ne pas manquer de visiter la fontaine et le minaret du même nom.
La Zaouïa De Moulay Driss
La Kissaria débouche directement dans le Horm, l’enceinte sacrée de la Zaouïa de Moulay Driss, érigée au IXème siècle puis reconstruite en 1437. Par une petite plaque de cuivre percée d’un trou, les fidèles touchent la sépulture recouverte d’une kasoua (une étoffe), un don de la corporation des tisseurs de soie renouvelé chaque année. Le sanctuaire est toutefois interdit aux non-musulmans. Ce périmètre est matérialisé par des poutres en bois traversant à mi-hauteur, à environ 1,60 m du sol, (de manière à interdire le passage des ânes et les mulets ) les rues qui mènent à la Zaouia.
Bab Chorfa 
Cette porte conduit dans Fès-jedid ou "Fès la nouvelle". Cette partie de la ville fut aménagée au XIVème siècle, lorsque les Mérinides firent édifier un nouvel ensemble de palais et de bâtiments administratifs au-delà de la médina surpeuplée de Fès-El Bali ou "Fès l’ancienne". Aujourd’hui, Fès-jedid est le royaume bruyant de tapis berbères, des charmeurs de serpents et des bateleurs.
Bab Semmarine
Cette haute porte à voussures multiples, reconstruite en 1924, constitue l’authentique entrée du célèbre quartier de Fès El-Jédid (la ville nouvelle de Fès ). A droite, sous la voûte, se trouve un marché d’alimentation haut en couleurs, ce dernier a été installé à l’emplacement d’anciens silos mérinides.
Borj Sud 
Au XVIème siècle, les Saadiens firent construire les imposants "Borj Nord "et "Borj Sud" : grâce à leur vue dominante sur la ville, ils leurs en permettaient la surveillance. Même après que les fonctions et services impériaux eussent été transférés dans une autre cité, Fès resta l’articulation vitale de l’empire. Cette fortification fut construite par des esclaves chrétiens sous la souveraineté du Sultan Sâadien Ahmed El Mansour Eddahbi (1578-1609). C’est ici que se déroule le fameux spectacle "Sons et Lumières" de Fès. Ce site offre un admirable panorama sur Fès el Bali.
La Kissaria
Bâtie à l’emplacement d’un asile d'aliénés ouvert au XIIIème siècle par le Sultan Abou Yacoub Youssef, la kissaria reste encore aujourd’hui un marché célèbre pour ses brocarts et ses soieries, même si les constructions actuelles en béton n’ont pas le charme de l’ancien souk détruit dans l’incendie de 1954.
Son organisation interne est inspirée du système turc : les artisans, regroupés en corporations, se partagent les bénéfices de l’ensemble des boutiques.
Tombeaux Merinides
De cette butte dominant la ville, la vue de Fès el Bali et de la vallée du Sebou est féerique. Cette nécropole perpétue la mémoire des souverains Mérinides, à qui le pays tout entier attribue le rayonnement culturel et religieux de Fès. L’art Mérinide s’exprima à travers les mosquées, et surtout, les médersas qui permirent la diffusion de la connaissance. La majorité de ces tombeaux datent du XIVème siècle.
Medersa Bouanania
Surnommée aussi la Médersa Mérinide, cette dernière est la plus volumineuse de Fès, sa construction a duré de 1350 à 1357 sous l’égide du sultan Abou Inan. Ses plâtres sculptés, ses boiseries de cèdre aujourd’hui décolorées, son décor en bronze, marbre et onyx, ses fenêtres souvent surmontées de stalactites, les mukarnas, sont caractéristiques de l’architecture mérinide. Les murs du patio intérieur sont ornés de zelliges surmontés de stucs et d’un auvent de tuiles vertes. La salle de prière possède notamment de superbes vitraux anciens et un magnifique minbar. Toujours en activité, cette médersa sert de nos jours de mosquée, et représente l’un des rares bâtiments religieux du Maroc ouvert aux non musulmans.
Mosquee Al Qarouiyine 
Fondée en 857, elle doit son nom au quartier occupé autrefois par des réfugiés kairouanais, et dont elle fut la mosquée principale. En 933, elle devient la grande mosquée de la ville (la prière du vendredi y est célébrée). En 1135, elle est agrandie et embellie par le Souverain Almoravide Ali Ben Youssef. Cette vaste mosquée est aussi l’un des plus anciens centres de précepte religieux du Maghreb. C’était aussi la plus importante médersa de Fès où logeaient plus de 300 étudiants. Ce lieu spirituel dispose d’un immense périmètre où 20 000 fidèles peuvent prendre place.
Mosquee Chrabliine
La Mosquée Chrabliine a été édifiée le Sultan Mérinide Abou El Hassan. Connue pour son minaret multicolore et surtout l’harmonie parfaite de ses zelliges, elle représente bel et bien le prototype par excellence de l’art mérinide !
Palais Jamaï
Edifié en 1879, il s’agit de l’ancien menzeh appartenant à la famille Jamaï, hauts dignitaires qui se sont illustrés sous l’égide de Moulay El Hassan, l’édifice ouvre sur un magnifique jardin andalou à la verdure luxuriante, un admirable patio agrémenté de plusieurs fontaines… Ce palais a été transformé en hôtel de luxe en 1930. Il reçoit aujourd’hui les plus grandes figures du Show-biz international, c’est l’endroit rêvé de la Jet-Set.
Petit Mechouer
Par cette petite place d’armes située en partie au-dessus de l’Oued Fès et bordée de hautes murailles, on accède au quartier, autrefois interdit de Moulay Abdallah. C’est là, après les souks, qu’est érigée la mosquée portant le nom de ce Sultan Alaouite. Son minaret, haut de 25m, est orné de bandes verticales de céramique verte et surmonté de quatre boules. Dans la koubba, repose la sépulture du Sultan. Plus imposante, la grande mosquée Abou El-Haq a été édifiée par le Sultan Mérinide du même nom en 1276. L’ancienne Bab Es-Sebâa ou "la porte des sept ", ainsi nommée pour honorer les sept frères de Moulay Abdellah qui se sont succédé sur le trône au XVIIIème siècle, relie le Petit Mechouer au Vieux Mechouer.
Place Seffarine 
L’une des plus charmantes et authentiques places de Fès est composée en majorité d’échoppes de dinandiers. Au sein de cette place même se situent la bibliothèque de l’Université Al Qaraouiyine et la médersa du même nom (Seffarine) bâtie par le Sultan Mérinide Abou Youssef en 1280.
Sebbaghine
C’est en bordure de l’oued que se trouve " Sebbaghine " ou encore la "rue des Teinturiers ". Celle-ci est bordée d’échoppes où l’on teint les rouleaux de laine ou de coton dans de grands récipients en cuivre. Au fond de la rue, se trouve le pont Sid El Aouad, qui donne sur le quartier des Andalous.
Vieux Mechouer
Là où se déroulaient jadis les parades royales, s’ouvre le portail monumental de la Makina, surmonté de deux flèches décoratives des années 1930. Ancienne manufacture d’armes construite par une mission italienne en 1886, sous Moulay Hassan, elle aurait également servi d’écurie. Aujourd’hui ouverte aux visiteurs, elle abrite une manufacture de tapis traditionnels destinés à l’exportation.
Les environs
Ifrane :Joyau de l’Atlas 
S’élevant au milieu d’une vaste clairière située au cœur d’un massif montagneux, à une altitude avoisinant les 1650 mètres, la station climatique d’Ifrane (fondée en 1929), avec son somptueux Palais Royal, ses demeures aux toits pentus, ses jardins jalousement entretenus et ses montagnes le plus souvent enneigées telle une ville suisse, aspire à devenir la station de sports d’hiver des élites du pays. La ville dispose aujourd’hui de la seule et unique université anglophone du Maroc " Université Al-Akhawayn ". Eté comme hiver, c’est une excellente base de départ pour les randonnées pédestres et la pêche à la truite.
Meknes : La Ville Imperiale 
Meknès connaît son apogée au XVIIème siècle, grâce au légendaire Sultan Moulay Ismaïl qui décida d’en faire une capitale légendaire. Pénétrant dans la cité par la porte Bab Mansour, considérée comme l’une des plus belles du Maroc, le voyageur découvre un monde entièrement réservé à la mémoire du Sultan, contemporain de Louis XIV, et comme lui, obsédé de grandeur et de gloire.
Les Ruines Romaines de Volubilis 
Au nord de Meknès se situent les ruines romaines de Volubilis. Le site archéologique de Volubilis qui domine, du haut de ses temples et colonnes encore dressées, la vallée céréalière. Cette ancienne capitale de la province romaine de Maurétanie Tingitane connaît son heure de gloire au cours des trois premiers siècles de notre ère. Curieusement, en plein cœur de la cité, on trouve également des établissements industriels, des huileries surtout, dont Volubilis tirait sa richesse. Autant de raisons qui font de ce site la plus belle excursion à entreprendre depuis Meknès ou Fès.
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